LE CAFÉ DES LANGUES – Spectacle multilingue avec dispositif d’expression

 

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Description synthétique :

Les arTpenteurs crée en 2018 « Le café des langues », un spectacle multilingue adossé à un dispositif d’expression artistique multilingue permettant la participation d’habitants aux côtés de l’équipe artistique.
L’action permet la prise en compte de la diversité culturelle présente sur les territoires, ce qui constitue aujourd’hui un enjeu culturel essentiel pour la cohésion sociale, particulièrement dans les Quartiers Politique de la Ville.
Sur le territoire où elle est programmée, l’action culturelle « Le café des langues » est menée et pilotée en partenariat avec des structures de proximité et mobilise la participation active d’habitants dans un processus d’ateliers artistiques préparant la représentation du spectacle multilingue sur le territoire. L’action invite les publics prioritaires à prendre place dans la vie culturelle en mettant en scène des compétences qu’elles détiennent : les langues qu’elles parlent, au moyen de textes qu’ils interprètent dans leurs langues d’origine et en français.
Il s’agit donc d’activer une participation citoyenne, de vivre un moment d’échange interculturel, de nouer ou renouer un lien social en faisant acte d’hospitalité réciproque : accueillir et accompagner l’autre dans un moment culturel partagé, avec la langue française, d’une part, et, d’autre part, inciter chaque participant à nous accueillir dans sa propre langue, à nous faire découvrir sa culture.

Démarche partenariale :

D’envergure régionale l’action s’inscrit dans des approches territoriales de dimension fédératrice car elle est menée et pilotée par des structures de proximité culturelles (médiathèque, centre culturel, théâtre…), d’éducation populaire (Centre social, MJC…), de formation (apprentissage du français…) et Les arTpenteurs, structure artistique.
Chacune des actions est pilotée par au moins trois structures de natures différentes qui allient ainsi leurs métiers respectifs pour mieux aller vers les publics recherchés.
D’autres structures locales intéressées peuvent être associées : associations communautaires, établissements scolaires, foyers…
Les structures locales mobilisent le soutien des collectivités qui s’impliquent aussi dans les actions par le biais de leurs services.
Pendant son déroulement des réunions de suivi permettent d’ajuster si besoin le projet. L’évaluation finale est faite ensemble.
Cette alliance, qui s’appuie sur les projets culturels des territoires, les finalités des structures, permet une co-organisation prenant en compte les particularités de chaque territoire, activant la mutualisation de métiers et compétences complémentaires afin de mieux aller-vers et mobiliser les publics visés, particulièrement ceux qui se tiennent éloignés de l’offre culturelle. Une grande diversité de langues est recherchée. La démarche permet aussi de renforcer la mixité sociale dans la vie culturelle et de mieux faire rayonner le projet.
La restitution publique générée par l’action s’inscrit toujours dans un temps fort culturel du territoire pour favoriser son rayonnement.
Cette programmation peut aussi s’inscrire localement dans le cadre d’un événement plus large quand cela a du sens : printemps des poètes, semaine de la langue française et de la francophonie, semaine du développement durable, journées européennes du patrimoine, biennale TRACES…
Chaque action verra la réalisation d’un bilan partagé permettant d’évaluer le projet tel qu’il s’est réalisé, d’affiner le diagnostic de territoire sur la diversité culturelle (le projet fait émerger des richesses invisibles) et d’imaginer les suites à donner.

La programmation du spectacle :

La restitution publique générée par l’action doit s’inscrire toujours dans un temps fort culturel du territoire pour favoriser son rayonnement.
Cette programmation peut aussi s’inscrire localement dans le cadre d’un événement plus large : printemps des poètes, semaine de la langue française, semaine du développement durable, journées européennes du patrimoine, biennale TRACES…
La forme du spectacle lui permet d’être présenté sur toutes scènes, idéalement le spectacle sera programmé dans un lieu dit culturel ce qui permettra sans doute à beaucoup de participants de le découvrir. Symboliquement il n’est pas anodin que la culture portée par les participants soit partagée dans un tel lieu.

Présentation du spectacle multilingue à dimension participative :

Le spectacle multilingue est mis en scène par Mireille Antoine et Patrice Vandamme, il est construit autour d’un texte sur les langues écrit à la demande de la compagnie par le poète Mohammed El Amraoui.
Fil conducteur du spectacle, le texte est interprété par les artistes de la compagnie, il permet de mettre en perspective les autres textes interprétés par les participants, et de creuser la thématique du plurilinguisme, du lien entre les langues.
Les textes portés par les participants sont renouvelés à chaque représentation ce qui fait que chaque spectacle est unique.
Cette participation locale d’habitants est systématiquement préparée et répétée en amont de chaque diffusion lors d’ateliers artistiques menés sur chaque territoire. L’accompagnement artistique (Aide au choix des textes, montage, interprétation individuelle et collective) des participants est réalisé par le metteur en scène de la compagnie, Patrice Vandamme.

Une partie « fixe »
Le texte :
La compagnie associe au projet l’écrivain, poète et traducteur, Mohammed El Amraoui en lui faisant une commande d’écriture : un texte intitulé « Un palais pour deux langues » qui aborde la question des langues à partir de son propre vécu d’homme vivant la situation de double-culture, de bilinguisme, s’étant confronté à la question de la transmission de sa langue maternelle à ses enfants mais aussi d’écrivain, poète, traducteur, performer ayant fait le choix de mener une grande partie de son activité professionnelle auprès de personnes vivant aussi cette situation et qu’il a pu ainsi rencontrer dans des ateliers d’écriture et de mise en voix multilingues. (Notamment à Vaulx-en-Velin, Bron, La Duchère, Villeurbanne…)
L’écrivain met ainsi à distance son propre cheminement et son ouverture au monde.
Le poète explore comment se bâtissent les ponts entre la langue maternelle et la langue que l’on apprend dans un autre pays, à l’oral comme à l’écrit, comment on passe d’une langue à l’autre, les questions de la traduction, de la compréhension et de la communication. Il évoque avec humour des situations concrètes, anecdotes vécues qui jalonnent son parcours.
Ce faisant il questionne le lien intime que l’humain établit avec la langue, qui est aussi le véhicule de la culture.

La mise en scène :
Le spectacle s’insère dans une scénographie construite spécialement : le décor du « Café des langues », construit par Mathieu Rousseaux, et qui comporte un éclairage intégré.
Des alphabets en plusieurs langues sont gravés dans le comptoir du décor café.
Le public est installé au cœur du dispositif autour de petites tables.
Cet espace permet de renouveler le rapport scénique dans une relation de proximité avec le public.
La langue y est prise dans toutes ses acceptations, espace de circulation de la parole et de l’écoute, espace de la dégustation et de la convivialité.
Mireille Antoine et Patrice Vandamme réalisent la mise en scène du spectacle autour du texte qu’ils interprètent à deux voix, ils accompagnent aussi la participation multilingue d’habitants en scène.
Le musicien multi-instrumentiste (Clarinette, saxophone, percussions, mélodica, flûtes…) Dimitri Porcu crée pour le spectacle un univers musical permettant d’accompagner la mise en voix du texte de Mohammed El Amraoui et d’ouvrir sur les scènes participatives en langues parlées ou chantées par les participants avec des atmosphères variées.

Description du dispositif d’expression :

L’action a vocation de mobiliser les ressources multilingues locales de chaque territoire traversé. L’enjeu est de susciter la curiosité, de créer du lien entre les gens à partir de leurs savoirs, de leurs cultures et de leur plaisir.
Il s’agit pour elles d’oser faire découvrir sa langue dans la rencontre avec l’autre, d’oser surprendre, d’oser se surprendre en donnant une nouvelle dimension à un savoir et une culture parfois peu utilisés ici.

Les choix de textes :

L’atelier favorise l’accès et la mise en commun d’œuvres littéraires du monde entier: un fonds de livres multilingues (surtout de la poésie) est fourni par Les arTpenteurs et parfois par la médiathèque locale, ce qui permet aux participants de (re)prendre contact avec des œuvres d’auteurs de leurs pays d’origine, de découvrir la traduction en français, de réactiver leur mémoire et leur recherche personnelle.
Dans un premier temps les participants choisissent d’abord les textes qu’ils ont envie d’interpréter.
L’expérience montre que le choix du texte n’est jamais anodin et que bien souvent chacun des participants trouve dans la rencontre d’un poème d’auteur les mots pour se dire, pour dire des choses qui lui tiennent à cœur. Les textes nous ouvrent sur une culture, un imaginaire ou un rapport au pays.
L’intervenant comédien les conseille dans leur choix.
Parce qu’elle permet bien souvent d’exprimer le rapport au monde et à l’existence, la poésie se révèle un support parfaitement adapté pour faire entendre les langues. Mais les participants peuvent aussi choisir d’autres types de textes ou écrire un texte personnel avec l’appui d’un écrivain. (atelier d’écriture). Le répertoire oral (chants, contes, recettes de cuisine, textes personnels…) peut aussi être exploité. En option il est possible d’organiser des ateliers d’écriture multilingue permettant de mettre en forme des textes personnels : récits ou poèmes, témoignages de parcours de vie, de migration…
Les traductions en français sont systématiques et peuvent être préparées, si besoin, avec la contribution d’un poète engagé dans des démarches de traduction.

La mise en voix :

La phase de mise en voix permet à chaque participant d’affiner le choix de son texte, de mieux comprendre le sens de celui-ci, de se frotter à un moyen d’expression avec l’aide d’un comédien : la lecture à voix haute.
Cet art de la parole lui permet de progresser dans la maîtrise de la langue parlée, en français et dans sa langue maternelle, ce qui lui permet d’oser faire entendre les langues qu’il parle, puis de travailler son interprétation à plusieurs voix en faisant aussi entendre la traduction.
Progressivement les participants prennent confiance en eux et prennent plaisir à s’exprimer avec et devant les autres en habitant le texte.
Ils prennent de l’aisance en se formant à la lecture à voix haute qui met en jeu tous les points d’appui et ressorts de la communication orale : jeu avec sa présence physique, son regard, sa voix, sa diction, adresse à autrui.
Des mises en situation permettent de se préparer à intervenir dans le spectacle.
Le jour du spectacle une répétition générale dans l’espace scénique permet de prendre les derniers repères.
Le travail en atelier est collectif, l’interprétation en toutes langues est à plusieurs voix. Un soin particulier est apporté au passage d’une langue à l’autre.
La progression proposée permet ainsi aux participants de prendre de l’aisance aussi bien dans leur langue d’origine qu’en français.
Idéalement une douzaine de langues au minimum sont représentées dans chaque groupe : langues de l’immigration, régionales, et français systématiquement.
Le jour du spectacle une répétition générale permet de répéter dans l’espace scénique et de prendre les derniers repères.
En option :
La participation des habitants peut s’appuyer sur d’autres ateliers qui auraient été menés précédemment sur le territoire si cela a du sens. Des productions issues d’ateliers de calligraphie, de chant, de cuisine, de couture, d’arts plastiques, d’écriture multilingue…pourraient ainsi connaître une valorisation différente.

Objectifs :

Encourager le plurilinguisme (français et langues d’origine), la transmission de toutes les langues, et soutenir l’expression des personnes dans la pratique de la langue française, en favorisant les ponts entre les différentes langues et le français notamment avec la traduction.
> Favoriser l’expression des habitants par le levier culturel. Faciliter la prise de parole, l’implication des personnes habitant les territoires, l’expression de la diversité linguistique en s’appuyant sur les arts de la parole ainsi que sur les littératures orales ou écrites du monde (conte, poésie, récit, chanson, culinaire…)
> Rendre visibles et valoriser les richesses et compétences culturelles liées aux langues parlées par des personnes des territoires dans des temps forts publics inscrits dans la vie culturelle.
> Favoriser le mieux-vivre ensemble par une approche positive de l’altérité dépassant peurs et préjugés.
Créer les conditions d’un accueil et d’une hospitalité culturelle réciproque en partageant les richesses culturelles liées aux langues parlées par les habitants. Renforcer leur participation active dans la vie culturelle locale et la mixité sociale dans les pratiques culturelles.

Conditions techniques :

Durée du spectacle : 1h30
Tout public à partir de 12 ans
Espace scénique minimum : environ 200 m2 de plain pied pour le décor et le public (assis autour de petites tables + chaises ou gradins)
Jauge maximale : Entre 100 et 300 selon la salle
Spectacle techniquement autonome (lumières et son)

Équipe artistique :

Patrice Vandamme : Direction artistique, montage texte, mise en scène, jeu, animation des ateliers de mise en voix multilingue
Mireille Antoine : Montage texte, mise en scène, jeu
Mohammed El Amraoui : écriture du texte
Dimitri Porcu: accompagnement musical
Mathieu Rousseaux: décor
Ludivic Micoud-Terraud : Création et régie lumière

Les représentations programmées :

24 novembre 2018 à la salle Victor Jara, Vaulx-en-Velin
30 novembre 2018, Ciné Duchère, Lyon 9e
8 février 2019, Pôles en scènes (Espace Albert Camus), Bron
mars 2019 au Rize, centre mémoires et société, Villeurbanne

Création Les arTpenteurs avec le soutien de :

 

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