La cause des parents

Présentation

On ne naît pas père ou mère, on le devient lorsque la formidable aventure de la parentalité débute. La lecture-spectacle « La cause des parents » a pour but d’alimenter la réflexion et de susciter des échanges autour de cette question de la parentalité. Associé à des temps d’échanges, le spectacle devient « moteur de paroles ».


Le montage de textes est constitué d’extraits des ouvrages suivants :


• « Comment je me suis séparée de ma fille et mon quasi fils », de Lydia Flem, éditions du Seuil
• « Pourquoi l’amour ne suffit pas », de Claude Halmos, éditions Pocket
• « Ecrire disent-ils », portraits de Annie Schwartz
• « Jeunes et adultes : un dialogue », paroles mises en forme par Christian Devèze, les arTpenteurs

La grande diversité de textes -témoignages vécus entremêlés avec des écrits plus en recul – permet d’aborder les problématiques suivantes, de façon sensible, concrète et non didactique :


• les places, rôles et besoins de chacun, le cadre familial,
• l’autorité, les règles, limites, interdits, transgressions
• les besoins affectifs, l’influence, la confiance, la communication
• la prise d’autonomie, la séparation, le laisser-faire, les conduites à risque
• le lien avec l’école, les enseignants, l’orientation
• les générations, la transmission…


La conception scénique du spectacle : mise en espace, interprétation vivante des comédiens, notamment avec le travail à deux voix sur le « dire », la place de la musique, le décor vient au service du sujet afin de le faire bien entendre et résonner pour ouvrir chaque spectateur à ses images mentales, et stimuler ainsi la réflexion.

>>> Téléchargez ici la plaquette de présentation du spectacle


EXTRAITS :

(…) Comment assumer le rôle qui sera le plus important et surtout le plus long de toute leur vie : celui de parent. Car il n’y aura jamais de pause dans cette responsabilité, on est 365 jours parents. Quel que soit notre âge et celui de notre enfant, nous seront parents à vie. Comment faire pour bien faire, comment élever son enfant sans efforts, comment faire face à la crise d’adolescence en douceur ? Comment être parent, comment le devenir ? Sommes-nous d’assez «bons» parents? Aidons-nous nos enfants à s’épanouir ? Pouvons-nous les «lâcher»? En respectant leurs rythmes, leurs sensibilités, leur permettre de dire je ? (…)


(…) Il fallait que notre fille quitte la maison pour apprendre à voler de ses propres ailes. Et l’heure était venue pour Sophie de découvrir le vaste monde, loin de chez elle, loin de nous. Pourquoi ne pas envoyer notre fille à l’étranger apprendre une autre langue, une nouvelle culture, découvrir d’autres manières de vivre, de penser ? Lui permettre de vérifier qu’elle était capable de se débrouiller seule, de prendre sa place, de choisir ce qui était bon pour elle, d’affirmer ses repères, ses intuitions, ses propres désirs ? Le projet prenait forme. L’intéressée ne s’y opposa guère, sans afficher un enthousiasme effréné : «C’est vous qui me poussez dehors! » J’y entendis un sourd reproche, une peur de l’inconnu bien légitime, mais, à la veille de l’inscription définitive pour une année académique dans la section internationale d’un collège anglais, soudain ce fut mon estomac qui se révolta. J’étais déchirée. Ma tête, ma raison me dictaient de favoriser la séparation, l’éloignement; mon ventre criait: «non, pas encore, c’est trop tôt»(…)

(…) Mes parents sont divorcés, j’ai eu beaucoup de difficulté avec ma mère avant, maintenant ça va mieux. Avec mon père, j’ai une complicité depuis que je suis toute petite. Ma mère répète très souvent les choses, quand je lui dis : « ça va,
j’ai compris », je lui dis en haussant le ton et ça monte, ça monte et ça éclate et puis tout d’un coup, ça s’arrête chacune va de son côté, une dans sa chambre, l’autre devant la télé(…)

(…) Je voudrais résilier mon abonnement de téléphone. Mon fils a utilisé mon portable sans mon autorisation et le montant de ma dernière facture atteint 2.500 francs du fait du dépassement du forfait. Compte tenu de mes revenus modestes, je demande à pouvoir régler cette dette par petites mensualités (…)

(…) Docteur, on me dit que mon fils va mieux et qu’il veut rentrer chez moi. Je vous écris cette lettre pour vous dire que je ne souhaite pas qu’il revienne vivre à la maison. J’ai peur de lui (…)

(…) Je n’ouvrais pas les volets de ma chambre, je restais dans le noir. Ma mère me demandait ce que j’avais, je l’envoyais balader. Elle voulait m’aider, on sait que nos parents nous aiment, on voudrait pas les faire souffrir, mais on n’y peut rien(…)

(…) Voir son enfant grandir, c’est accepter de changer. Trouver en soi de la souplesse, du tact, de l’humour, de l’humilité. De la patience, beaucoup de patience. Un seul choix, un seul pari: avoir confiance. En eux, en nous.(…)

(…) Longtemps j’ai été la « fille » de mes parents, puis je suis devenue une «maman ». Mais qui suis-je désormais? Quel est mon nom ? (…)

(…) Largués par nos parents qui disparaissent et par nos enfants qui quittent la maison, c’est le plus souvent au même moment de la vie que nous sommes confrontés à ces séparations: nos parents meurent, nos enfants grandissent. Coincés entre deux générations, ceux à qui nous devons l’existence, ceux à qui nous l’avons donnée, qui sommes-nous désormais? Les repères vacillent, les rôles changent. Comment faire de cette double perte une métamorphose intérieure?(…)

Equipe artistique


Production : les arTpenteurs
Montage, mise en scène, interprétation : Mireille Antoine & Patrice Vandamme
Compositions et interprétation à l’accordéon : Didier Lassus
Décor : Carmen Guerre
Lumières : Ludovic Micoud-Terraud


Durée : 60 minutes
Lecture-spectacle techniquement autonome (Dispositif scénique, lumières)

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